Film

Projection de "Wałęsa. Man of Hope", de Andrzej Wajda

BOZAR, dans le cadre de CINEMA, FREEDOM AND EUROPE (pour les 10 ans de l'elargissement de l'UE)
23/06/14
Wałęsa. Man of Hope © Andrzej Wajda Wałęsa. Man of Hope © Andrzej Wajda

Le film Wałęsa. Man of Hope, réalisé en 2013 par Andrzej Wajda, sur un scénario de Janusz Głowacki, sera projeté dans le cadre du projet CINEMA, FREEDOM AND EUROPE organisé àBozar à l’occasion du dizième anniversaire de l’élargissement de l’Union européenne. Sa projection vient à point nommé pour fêter un autre anniversaire d'importance : celui de la chute du Bloc de l’Est. Ce processus, qui prit fin il y a exactement 25 ans, fut initié par l’action du premier syndicat libre dans un pays communiste d'Europe, Solidarność à la tête duquel se trouvait Lech WAŁĘSA. Son action durant les années 1980 aboutit à l’organisation des premières élections législatives partiellement libres dans un pays du Bloc de l’Est, qui eurent lieu le 4 juin 1989

+++ En savoir plus sur Wałęsa. Man of Hope
+++ Informations pratiques 

L’élargissement de 2004 a été un tournant décisif dans l’histoire d’une grande partie de l’Europe centre- et est-européenne : il marquait la consécration du processus de démocratisation de ces pays libérés du régime communiste.
Pour fêter cet événement EUNIC Bruxelles, l’Union Européenne des Instituts Culturels Nationaux, a mis au point avec Bozar CINEMA une programmation à la hauteur de l’événement : 
___ 23 juin 
18h > Wałęsa. Man of Hope (Andrzej Wajda, Pologne, 2013) >>> voir la bande-annonce 
20h30 > My Mother's Farm (Ilze Burkovska Jacobsen, Lettonie-Norvege, 2008) 
___ 24 juin
18h > Mama Evropa (Petra Seliškar, Slovenie, 2013) 
19h30 > Crime Unpunished (Tamás Novák & Fruzsina Skrabski, Hongrie, 2011) 
20h45 > Citizen Havel (Miroslav Janek & Pavel Koutecky, Republique tcheque, 2008) 
___ 25 juin
18h > Disco And Atomic War (Jaak Kilmi, Estonie, 2009) 
19h30 > How We Played The Revolution (Giedrė Žickytė, Lituanie, 2011)

+++ Voir ICI quelques mots du ministre polonais des Affaires Etrangères Radosław Sikorski au sujet des bénéfices de l'élargissement.
+++ Voir ICI les informations sur le Prix Solidarność, remis le 3 juin 2014 à Moustafa Djemilev, le président des Tatars de Crimée pour son action en faveur de la démocratie et du respect des droits de l’Homme (lire au bas de la page le communiqué de presse à ce sujet) 



Informations pratiques
>>> Palais des Beaux-Arts de Bruxelles - BOZAR (Rue Ravenstein 23, 1000 Bruxelles), salle M - voir la carte
>>> lundi 23 juin > mercredi 25 juin18h > 22h
>>> 7€ | 5€ | 12€ (pass 7 films
Acheter son billet en ligne pour Wałęsa. Man of hope : ICI
Acheter son pass 7 films : ICI







SYNOPSIS
La Nouvelle Europe est née à Gdańsk ! Wałęsa. Man of Hope est l’histoire d’un héros contemporain : Lech Wałęsa (interprété par Robert Więckiewicz). Le film commence avec Oriana Fallaci (Maria Rosaria Omaggio) qui entre dans l’appartement du couple Wałęsa, situé dans une HLM de Gdańsk, pour y interviewer celui qui plus tard recevra le Prix Nobel de la Paix. La conversation tenue avec l’une des plus grandes figures journalistiques contemporaines constitue la trame du film. Fallaci pose des questions que personne jusque là n’avait voulu – ou osé – poser au légendaire leader du mouvement Solidarność (Solidarité). Cela permet de révéler la vérité d’un homme au charisme impressionnant et à l’intuition politique étonnante.
Les éléments biographiques commencent en 1970. Cette année-là, des manifestations ouvrières sont réprimées par les forces de l’ordre, et Wałęsa est forcé de collaborer avec les Services de Sécurité. Ce dernier met le pas à l’étrier de la vie politique dans l’opposition démocratique. Ces éléments sont mêlés à des fragments de la vie privée de la famille Wałęsa. Le couple formé par Lech et Danuta (incarnée par Agnieszka Grochowska) est entouré d’enfants. Mais comment faire pour gérer le quotidien lors que les événements politiques et les appels à la grève ponctuent le quotidien ? C’est dans ce contexte que la stature de Danuta Wałęsa, alter ego de son mari dans leur vie privée, est mise en avant dans toute sa force. C’est dans cette relation entre public et privé que le film tire sa puissance.
Quelquefois, se battre pour la liberté est une nécessité, et protéger son pays – un devoir. Mais la vie ne peut se limiter à cela. Politique et amour, peur et sens de la sécurité, nécessité de se soumettre et volonté de se rebeller : la vie de Lech Wałęsa est remplie de contrasts. Tout comme le film. Car en fin de compte il montre un Wałęsa face à ses choix. Fait-il les bons ? Et à quel prix ?

réalisation – Andrzej Wajda
scénario – Janusz Głowacki
musique – Paweł Mykietyn

CASTING :
Lech Wałęsa – Robert Więckiewicz
Danuta Wałęsa - Agnieszka Grochowska
Nawiślak - Zbigniew Zamachowski
Majchrzak - Cezary Kosiński
Oriana Fallaci – Maria Rosaria Omaggio
Directeur du chantier naval (1980) - Mirosław Baka
Prêtre – Maciej Stuhr

Production : akson studio
Co-production :  Orange, TVP – Telewizja Polska s.a., NCK – National Center for Culture, Canal +
Cofinancement : Polish Film Institute



LECH WAŁĘSA
Lech Wałęsa est né le 29 septembre 1943 à Popowo en Pologne. Cofondateur et premier dirigeant du syndicat Solidarność (Solidarité). En août 1980, il conduit la grève dans le chantier naval de Gdańsk. Cette grève força les autorités communistes à capituler et à signer les “Accords de Gdańsk” à la fin du mois. Il se battit pour le droit des travailleurs de s’associer ainsi que pour la dignité du travail humain. Durant l’Etat de guerre, qui fut déclaré en décembre 1981, il fut interné et mis en isolation.
Lech Wałęsa eut huit enfants avec sa femme Danuta, avec qui il se marria en 1969. Lorsqu’il reçut le Prix Nobel de la Paix en 1983, c’est elle qui vint le chercher à Oslo. Dans son discours,  elle déclara : “Nous désirons la paix, et c’est la raison pour laquelle nous ne nous en sommes remis à la force physique. Nous sommes avides de justice, et c’est la raison pour laquelle nous sommes si tenaces dans notre lutte pour nos droits. Nous recherchons la liberté de conviction, et c’est la raison pour laquelle nous n’avons jamais essayé de soumettre la conscience de quiconque et pour laquelle nous ne tenterons jamais de le faire. Wałęsa fut élu président de la République de Pologne en 1990.

1970
En décembre, Wałęsa est l’un des leaders de la grève du chantier naval de Gdańsk et devient membre du Comité de Grève.

1978
Il commence à collaborer avec le Syndicat Libre de la Côte et distribue la presse d’opposition. Il devient également un collaborateur du Comité de Défense des Travailleurs (KOR) et joins l’équipe éditoriale du bihebdomadaire indépendant Robotnik Wybrzeża (L’Ouvrier de la Côte).

1980
En août, il devient l’un des organisateurs, avec entre autres Bogdan Borusewicz, de la grève du chantier naval de Gdańsk et en devient le leader. Lorsque d’autres groupes de protestataires se joignent au mouvement, il déclare une “grève solidaire”.

1981
Le 13 décembre, arrêté, il est transféré à Varsovie puis interné dans une prison gouvernementale à Chylice, Otwock Wielki et finalement à Arłamów. Lorsque son arrestation est suspendue en novembre 1982, il retourne à Gdańsk. Il y est acclamé par la foule.

1983
Le 5 octobre, le comité norvégien du Prix Nobel annonce sa décision de lui remettre son Prix de la Paix. C’est sa femme qui ira le chercher à Oslo.

1989
Durant les discussions de la Table Ronde à Varsovie, il se trouve à la tête de la délégation de Solidarność. Il participe également à des conférences secrètes au Ministère des Affaires Intérieures dans la prison de Magdalenka, conférences décisives pour conduire aux accords qui mèneront qux élections parlementaires de juin.

1990
Il est élu président de la République après deux tours tenus en novembre et décembre. Le 22 décembre, il prête serment en tant que premier président issu d’élections populaires en Pologne. Il gardera cette fonction jusqu’au 22 décembre 1995. C’est durant son mandat que les armées soviétiques quitteront le territoire polonais.



Andrzej WAJDA
Metteur en scène de cinéma et de théâtre né le 6 mars 1926 à Suwałki en Pologne. Après des études à l’Académie des Beaux-Arts de Cracovie et de l’Ecole de Cinéma de Łódź, il se lance dans le cinéma en 1954. Il eut de nombreuses casquettes : directeur du Teatr Stary de Cracovie de 1962 à 1998, président de la Polish Film Association de 1978 à 1983, conseiller de Solidarność de 1981 à 1989, sénateur de 1989 à 1991; président du Conseil de la Culture de 1992 à 1994, fondateur du Centre d’Art et de Technologie japonais de Cracovie (1994), il est également docteur Honoris Causa de plusieurs universités (American University Washington – 1981, Université de Bologne – 1988, Université Jagellone de Cracovie – 1989, Université de Lyon – 1995, Université Libre de Bruxelles – 1995, Université de Gdańsk – 2004, Université de Varsovie – 2005) et membre de l’Institut de France depuis 1997. Il reçut un grand nombre de prix, parmi lesquels la Croix d’officier de l’ordre de la Polonia Restituta, le Prix Onassis en Grèce (1982), la Légion d’honneur (Officier, 1982), le César du meilleur réalisateur en 1983, le Lion d’or de Venise pour l’ensemble de sa carrière en 1998, un Oscar pour l’ensemble de sa carrière en 1998, un Ours d’or pour l’ensemble de sa carrière en en 2006, etc.
On lui doit des films tels que Pokolenie (Génération) en 1954, Kanał (Le Canal) en 1957, Popiół i diament (Cendre et diament) en 1957, Niewinni czarodzieje (Innocent Sorcerers) en 1960, - Wesele (Le mariage, d’après Stanisław Wyspiański) en 1973, Ziemia obiecana (La Terre promise, d’après Władysław Reymont) en 1975, Człowiek z marmuru (L’Homme de marbre) en 1977, Człowiek z żelaza (L’Homme de fer) en 1981, Korczak en 1990, Pan Tadeusz (d’après Adam Mickiewicz) en 1999, Katyń en 2007, Tatarak en 2009 et bien d’autres encore.



Janusz GŁOWACKI
Né le 13 septembre 1938, Janusz Głowacki est un écrivain, dramaturge et scénariste polonais. Il a écrit le scénario de La Chasse aux mouches, mis en scène pour le cinéma par Andrzej Wajda, mais également de We Have to Kill This Love de Janusz Morgenstern et de A Trip Down the River de Marek Piwowski.
En août 1980, il se rendit sur les chantiers navals de Gdańsk et écrivit rapidement après son livre intitulé Moc truchleje dans lequel il relate les événements qu’il vécut par les yeux d’un simple ouvrier. Soumis à la censure, il se propagea sous le manteau et parvint à être publié aux Etats-Unis et en Europe. Il a paru en français sous le titre La grève en 1982 aux éditions Olivier Orban.
Ses pièces de théâtre ont été jouées sur les plus grandes scènes mondiales.
On paru en français : Antigone à New York, Éditions Théâtrales, 2005 (dans une traduction d’Olivier Cohen et Urszula Mikos) ; My Sweet Raskolnikov et autres récits, Noir sur Blanc, 1989  (traduit par Jean-Yves Erhel) ; La quatrième sœur, L'Avant-scène Théâtre n° 1153 (1984) ; Good night, Djerzi, Fayard, 2013 (traduction de Laurence Dyèvre).



 >>> le Palais des Beaux-Arts
 

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